Qui est vraiment Robert Parker ?

Qui est vraiment Robert Parker ?

Robert McDowell Parker Junior, de son vrai nom, vit le jour en 1947 dans le Maryland. Un État des États-Unis qu’il n’a jamais vraiment quitté puisqu’il y réside encore aujourd’hui avec sa femme.

Célèbre dégustateur de vins américains dans un premier temps, puis des vins du monde entier ensuite, critique en œnologie de référence outre atlantique, il est connu pour ses guides sur le vin dans lesquels il commente ses dégustations notées sur 100.

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Parcours

Fils d’un paysan, il étudie d’abord l’histoire de l’art et termine par un doctorat en droit qui lui permettra d’exercer pendant 10 ans le métier d’avocat. En 1984, las, il démissionne et se consacre entièrement au vin.

Le vin, le jeune Parker de 21 ans le découvre lors d’un séjour à Strasbourg. Il boit alors un simple vin de table rouge acheté car le coca était plus cher : c’est la révélation d’une passion pour lui. La France sera désormais sa destination de vacances estivales pour parcourir dorénavant ses vignobles. Il commence par écrire des comptes rendus de dégustation dans une newsletter, publiée par mail, appelée The Baltimore-Washington Wine Advocate.

« The Wine Advocate »

« The Wine Advocate » ne tardera pas à être reconnu et plébiscité, notamment lors de la prise de position de Robert Parker sur les Bordeaux issus du millésime 1982. En effet, goûté en primeurs et le qualifiant de superbe, en opposition aux autres critiques,  Parker il fut l’un des seuls à prendre le pari que ce millésime – à l’époque, jugé par beaucoup twacomme hors style bordelais (richesse en alcool, puissance, profil méditerranéen) serait exceptionnelle en devenir. L’histoire lui a donné très vite raison car 1982 reste à ce jour dans le panthéon des rares « millésimes du siècle » du siècle dernier.
La vente de « The Wine Advocate » au début de l’année 2013 et sa démission du poste de directeur de la publication et de la rédaction en chef, peut laisser penser que le maestro du vin souhaite s’éloigner progressivement et prendre sa retraite. Or, rien n’est moins sûr car c’est sans compter sur ses diverses collaborations rédactionnelles dans divers journaux américains. De plus, il affirmait encore récemment qu’il continuerait à noter les vins de Bordeaux et de la Vallée du Rhône, régions viticoles de prédilection du célèbre nez.

Ses goûts

Robert Parker dit préférer les vins avec les caractéristiques suivantes :
•    des faibles rendements (sélection de la récolte…)
•    des raisins sains et mûrs
•    une vinification et un élevage simples
•    le respect du caractère du vignoble, du terroir, du cépage, du millésime

Il affectionne les vins de la région de Bordeaux avec une préférence pour les merlots du libournais ; ceux de la Vallée du Rhône (particulièrement de l’appellation Châteauneuf-du-Pape).
Il regarde également de très près d’autres pays producteurs comme l’Italie ou l’Espagne.

Une seule aversion, et il ne s’en cache pas : le goût trop végétal des cabernets du Nouveau Monde et l’acidité excessive des blancs d’Amérique.

Le système de points Parker

•    96-100 : un vin extraordinaire de profondeur et de complexité, une cuvée grandiose
•    90-95 : un vin excellent, avec une grande complexité
•    80-89 : un très bon vin, avec un intéressant degré de finesse et de parfum
•    70-79 : un vin plaisant mais dépourvu de complexité ou de profondeur

•    60-69 : un vin très moyen avec des défauts (acidité ou tanins excessifs)
•    50-59 : un vin inacceptable (manquant d’équilibre)

50/100 puis : 5 points pour la robe; 15 points pour le bouquet ; 20 points pour la bouche et 10 points pour le potentiel d’évolution

Actualités

Comme évoqué précédemment, la vente de The Wine Advocate à un groupe d’investisseurs asiatiques est un signal fort et démontre, s’il en est encore besoin, que le monde change.

Robert Parker

 « Américain, Robert Parker est apparu en même temps que le marché américain qu’il a probablement contribué à faire émerger. Aujourd’hui, la roue tourne. C’est le marché asiatique qui tient le haut du pavé. » écrit Peter Moser, rédacteur en chef de la revue autrichienne Falstaff.

Ronald de Groot, rédacteur en chef de la revue néerlandaise Perswijn relève que « Robert Parker n’aura probablement pas de successeur ».

L’expert italien Ian D’Agata souligne l’importance de la langue anglaise: « Les deux ou trois meilleurs experts français sont largement au niveau de Parker, remarque-t-il, mais comme ils écrivent en français, ils n’ont aucune chance d’obtenir la reconnaissance internationale. »

Alors, le prochain critique qui s’imposera sera-t-il un Chinois ? Bordeaux, ses crus classés et ses grands vins, ont toujours été le cœur du « système Parker. » Pour le moment, rien n’est réglé et l’on continuera longtemps de parler de l’Américain, en bien comme en mal.

Preuve de son activité toujours d’actualité, Robert Parker vient de noter à nouveau le Bordeaux 2010, mis en bouteille au début de l’année.

Nos 2 articles sur notre blog : Les 100/100 de Parker et Les belles surprises.

Et il notera au mois d’avril le millésime 2012, en primeurs.

Nos vins Bordeaux 2010

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