Le succès de Chapoutier : histoire et terroir

Le succès de Chapoutier : histoire et terroir

 « Le fruit est au vin ce que le disco est à la musique ». En somme c’est important mais pas dominant explique Michel Chapoutier.

Dans une interview accordée à Wine Spectator et parue dans le numéro de Novembre 2012, le « roi de l’Hermitage » livre un témoignage complet, défend ses valeurs, évoque son histoire et se révèle être un disciple du terroir.

HISTOIRE DE FAMILLE

Les vins Michel Chapoutier représentent environ 360 hectares de vignes exploitées en France, en Australie et au Portugal pour 5 millions de bouteilles commercialisées par an avec 150 salariés. Mais ceci représente un siècle d’histoire.
Tout commence en 1808. Le lointain aïeul Polydor Chapoutier, est le premier à acheter des vignes, passant ainsi du statut de vigneron à celui de viticulteur / négociant.
Michel Chapoutier est l’arrière-petit-fils de Marius Chapoutier. Les deux hommes ne se sont jamais connus mais pourtant leurs points communs, frappants, ne manquent pas : épicurisme, dynamisme et passion du vin. Marius fut le véritable artisan de la maison ; il était négociant en vin de Tain-l’Hermitage.

Amoureux de la Vallée du Rhône, il avait l’ambition de faire du qualitatif à l’époque de l’entre-deux-guerres (où ce n’était pas toujours le cas) et avait conscience des terroirs.
Suite à des désaccords avec son père, Michel, dynamique et fourmillant d’idées, rachète à son grand-père une «entreprise en perdition». C’était en 1990, Michel a 25 ans. A cette époque le chiffre d’affaires est de 2 millions d’euros. Il le multiplie par vingt en vingt ans.

LE TERROIR

Très vite, l’audacieux et jeune vigneron entreprend une politique en faveur de l’expression de chaque sol au sein de l’appellation Hermitage (Ermitage) – dont la Maison possède le plus gros parcellaire – pour l’étendre très rapidement aux autres crus du Rhône septentrional (Côte-Rôtie, Condrieu, Crozes-Hermitage, Saint-Joseph, Cornas) jusqu’à Châteauneuf-du-Pape, les Coteaux d’Aix, les Coteaux de Tricastin, les Côtes du Roussillon puis Banyuls.

Mais la rupture se fera avec les sélections parcellaireschoix drastique dans un souci d’excellence – qui n’ont pas la vocation de se laisser inféoder aux diktats des assemblages. La politique parcellaire entend redonner la suprématie du terroir sur l’homme. La sélection parcellaire rend donc grâce à chaque type de sols et l’expression singulière de la Syrah, du Viognier, de la Marsanne et du Grenache, le tout cultivé dans la philosophie du vivant : en biodynamie, sans attendre la tendance écolo.

Aujourd’hui Michel Chapoutier en a fait sa marque de fabrique : « On devrait toujours reconnaître en premier le style de l’appellation et ensuite celui du vigneron ».

L’inventeur de sols, comme il se qualifie, réplique : « C’est facile de faire une grande bouteille d’Hermitage à 150 euros. Mais faire une grande bouteille à 20 euros d’une appellation moins connue ? C’est entièrement différent. »

A SUIVRE DEMAIN : Le succès de Chapoutier : ses vins

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